Conférence du Professeur Pierre Brunel

Conférence du Professeur Pierre Brunel.

Professeur émérite de littérature comparée à la Sorbonne où il a enseigné de 1970 à 2008, Pierre Brunel a été président de l’Association des Amis de Rimbaud et il est depuis 2015 membre de l’Académie des sciences morales et politiques où, dans la section Morale et Sociologie, il occupe le 34e fauteuil, traditionnellement dévolu à un littéraire. Un numéro spécial de la revue italienne Berenice lui a été consacré en 2016.
Après ses thèses de doctorat consacrées à Paul Claudel, il a consacré une
grande partie de ses travaux à Arthur Rimbaud, de Rimbaud ou l’éclatant
désastre
(1983, réédité en 2018) et Rimbaud – Projets et réalisations (la même année) à une étude stylistique sur Le Bateau ivre (2017). Il est l’auteur d’une édition des Œuvres complètes dans la Pochothèque et d’éditions commentées d’Une saison en enfer et des Illuminations. Ses positions personnelles sont clairement exprimées dans Ce sans-cœur de Rimbaud. Essai de biographie intérieure (1999, nouvelle édition, 2010) et Rimbaud sans occultisme (2000).
Lors d’un colloque qui s’est tenu à Shanghai en mai 2019, il a tenu à présenter « Rimbaud antique et moderne », et pour la présente conférence il a choisi comme titre « Le livre des fuites ».
Il a souvent fait des recherches à Charleville et il collabore régulièrement à
Rimbaud vivant, la revue publiée par l’Association des Amis de Rimbaud sous la direction de son président, Alain Tourneux.

Jeudi 3 octobre à 18:00. Médiathèque Voyelles. Charleville-Mézières.

ALAIN BORER. «Rimbaud : la POÉVIE»

Alain BORER- Photo © Hélie-Gallimard

Pour la prochaine manifestation autour de l’exposition RIMBAUD PHOTOGRAPHE, nous aurons le plaisir de recevoir Alain BORER le vendredi 28 juin à 18:00 à la Médiathèque Voyelles.

Développant L’Œuvre-vie d’Arthur Rimbaud, Alain Borer tire les dernière conclusions de l’unité profonde du poète-aventurier-négociant qui se disait « un piéton, rien de plus ».

http://www.alainborer.fr/

L’exposition – Trois espaces

Autoportrait de Rimbaud sur une terrasse. Harar, 1883. Coll musée Arthur Rimbaud AR277-14-400.

Que verra -t-on au musée Rimbaud à partir du 18 mai et jusqu’au 13 octobre?

Dans la salle des manuscrits seront réunies toutes les épreuves connues à ce jour des photographies prises et tirées par Rimbaud lui-même, à Harar en avril-mai 1883. Notamment ses trois autoportraits. Y sera montrée aussi la photographie de groupe légendée « Environs d’Aden. Avant le déjeuner à Scheick Otman ».

Dans le Cabinet de curiosité de la salle Voyages seront présentées les épreuves de trois nouvelles photographies attribuées à Rimbaud. Je dirai le 14 mai qui les attribue à Rimbaud et comment. Dans la salle Voyages nous montrerons aussi des photographies de la série Choa dont j’ai déjà eu l’occasion de parler ici, ainsi que quelques autres documents.

Dans l’Auberge verte, l’exposition tentera de faire le point sur l’expérience de photographie que fait Rimbaud en Éthiopie en 1883 et interrogera l’illisibilité de ses trois autoportraits.

Vues du Choa

Épreuve photographique sur papier albuminé, contrecollée sur carton, légendée « Maisons du Roi ou Guéby à Ankober ». Photographe présumé : Léon Chefneux, vers 1880. Coll Musée Arthur Rimbaud AR 2002-16-20.

Le musée Rimbaud de Charleville a fort heureusement fait, sous la direction de son précédent conservateur, Alain Tourneux, l’acquisition d’une série d’épreuves photographiques que j’ai proposé d’appeler la « Série Choa ».

Ces photographies d’époque montrent en effet les paysages dont les lecteurs de Rimbaud connaissent bien les noms. On les trouve aussi dans les récits des explorateurs de l’Éthiopie des hautes terres de la fin du XIXe siècle qu’on nomme alors l’Abyssinie. Ce sont Ankober, Entotto, Farré, Aliu Amba (souvent noté à tort Alin Amba)…

On y voit aussi des lieux un peu moins connus comme Amann, Tataramba, Abd el-Rassul, qui, au sud d’Ankober, non loin du grand marché d’Aliu Amba, fut une place majeure de rassemblement des esclaves entre les régions où étaient razziés ces malheureux hommes, femmes et enfants, et les rivages de la mer Rouge, où ils étaient ensuite conduits, à Zeila, Tajourah…, têtes de pont des caravanes.

Je pense que ces photographies ont été prises au début des années 1880 par Léon Chefneux, dont on sait qu’il a accompagné Henry Audon et Paul Soleillet dans leurs voyages d’exploration, et photographié avec eux ou pour eux, selon la manière dont on voit les choses.

Ces photographies seront présentées dans la salle Voyages avec des gravures, des cartes, des textes et d’autres documents qui en diront tout l’intérêt.

L’exposition se prépare

Grâce au très beau travail de l’équipe technique du musée et de la ville, une des trois salles qui abritera l’exposition RIMBAUD PHOTOGRAPHE, l’Auberge verte, espace des expositions temporaires, est en préparation. Bientôt équipée pour accueillir le montage de l’exposition.

Préparation de la salle de l'Auberge verte.
© H FONTAINE, 2019.